Le match raté contre le FC Sochaux d’Omar Daf a confirmé que l’ASNL et Saliou Ciss traversaient une très mauvaise passe et au plus mauvais moment. Au point de toucher de plein fouet une équipe pourtant bien intentionnée, mais livrée aux démons d’un championnat impitoyable. Est-il déjà trop tard pour bien faire ?
Dorénavant, le nul n’a plus la même valeur chez la bande à Saliou Ciss. La comptabilité renvoie davantage à mesurer ce qui est perdu, deux points par match, que ce qui est épargné. Telle est la loi du genre quand on cumule les retards. Et qu’on s’essouffle en vain vers une ambition devenue presque chimérique.
Dès lors, est-ce l’explication naturelle à cette sorte de mélancolie, voire de fatalisme, qui escorta vers la douceur de leur foyer les supporters qui avaient bravé le froid et le reste , mardi soir, pendant que le PSG faisait chauffer les tubes cathodiques ? On est loin, en tout cas, de l’excitation estivale et le temps pourrait encore se ralentir si les choses restent en l’état. Si rien ne se passe, comme c’est le cas depuis de longues semaines. Bref, le surplace actuel mine l’ambiance et la déprime collective n’est plus très loin ! Ce qui n’arrange évidemment rien au destin de cette formation nancéienne émoussée et décevante.
L’ennui naît en fait de la répétition de matches ballottés au gré d’événements capricieux. Cette fois beaucoup s’attendait, dans la série, aux frasques habituelles de M. Varela, pour prendre le premier rôle, mais il fut plutôt tranquille sur le coup. Pour autant, l’ASNL s’est exposée, en l’occurrence et curieusement, à la supériorité athlétique et tactique de son rival. Mieux outillé dans le milieu, y compris numériquement, et mieux organisé dès lors qu’il lui fallut remonter son but de retard, un cadeau pour Nancy, croyait-on. Faisant par exemple aussi une bien meilleure utilisation de ses remplaçants.
On reprochera donc à l’ASNL ne pas avoir su fermer la boutique, à défaut de pouvoir viser plus haut, et il y a là aussi récidive. De se barricader pour protéger ses trois points, aussi fragiles étaient-ils. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître pour un compartiment plutôt bien référencé, il est fort probable que cette faiblesse chronique dépasse le cadre technique et grignote les cerveaux, s’attaque au mental. Nancy est incapable de se mettre dans la peau d’une équipe défensive pour les besoins de la cause. C’est une faute qui devient une erreur de jugement impardonnable.
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