De retour de la can Handball 2018 qui s’est tenue en République du Congo, Awa Fall Diop tire un bilan satisfaisant de la participation du Sénégal. Selon le meilleur ailier gauche de cette compétition, cette finale disputée est une réponse du berger à la bergère suite à disqualification des lionnes en 2016. Elle s’est confiée sur l’avenir de l’équipe pour les prochaines échéances au micro de wiwsport.com
Awa Diop Fall, comment se passe tes vacances au Sénégal? As tu l’habitude de te lever tôt?
J’ai l’habitude de me réveiller très toi en France. Parce que j’ai une double activité, je ne fais pas que du Handball, je fais de la banque depuis 4ans.
Parle nous de ton cursus scolaire. Comment tu fais pour allier les deux?
Mon cursus scolaire a toujours été accompagné de sports. J’ai commencé les Sports et Etudes à partir de 15 ans. Après mon Bac, j’ai passé mon Bts et ma licence Banque. Je suis tombé par hasard dans la banque, sa m’a plu et j’y suis resté.
Et ton histoire avec le handball comment s’est venu?
C’est par hasard. Quand j’étais jeune, j’avais une petite bande de copines qui jouait au hand. Donc pour être avec elles je jouait au handball et c’est venu comme sa.
Ta formation en handball.
J’ai été formé à Strasbourg. J’ai fait la-bas mon cursus sports et études. A 17 ans je suis partie en centre de formation à Besançon (D1) pour un an. Et je suis parti à Brest (D1) où je suis restée trois ans. Après je suis partie à sur belle (D2) pour un an. Pour après rejoindre Nantes (D1), un an après je suis revenue à Strasbourg auprès de ma famille en 2014. Et là, cela fait 4 ans que je suis avec Strasbourg donc et nous sommes en D2.
Raconte nous ton parcours avec l’équipe nationale.
Je suis venue en équipe nationale en 2015. J’ai été sélectionné pour la première fois pour les éliminatoires des jeux africains que l’on a disputé après. A l’époque Cheikh Seck était l’entraineur. C’était une fierté pour moi.
Tu as la double nationalité. Tu pouvais jouer pour la France. Pourquoi le Sénégal?
Au niveau sportif, je pouvais peut être pas. Y’a de très bonnes joueuses en France. Je ne sais pas si un jour, j’aurais pu jouer pour la France. Mais là, je joue pour le Sénégal et je suis contente.
Que retiens tu de la disqualification du Sénégal en 2016?
De la tristesse. On s’y attendait pas du tout. Quand à la veille de la finale, tu es qualifié. Et que le lendemain, tu te lever, tu vas prendre ton petit déjeuner. Tout le monde te regarde, tout le monde est au courant que tu ne vas pas jouer la finale sauf toi. On nous a appris la nouvelle à 5h de la finale. C’est comme si on nous avait planté un couteau dans le coeur. Je pense qu’il faut le vivre pour le comprendre.
Suite à cela, vous auriez pu lâcher prise. Qu’es ce qui vous a motivé pour revenir en 2018?
Nous sommes des lionnes, nous sommes des compétitrices et on a tout un état d’esprit de championnes. On pouvait pas rester sur cette faim, c’était impensable. Il fallait qu’on revienne et qu’on remette le Sénégal à sa place.
Justement vous êtes revenus plus fortes en 2018. Vous avez gagné tous vos matchs sauf la finale, que d’ailleurs vous avez remporté la première période.
On avait un sentiment très mitigé. Il fallait déjà être à la finale et pour cela, le staff, les dirigeants et les joueuses ont réuni tous les ingrédients pour le faire. Maintenant de perdre cette finale, on s’est dit qu’on a manqué d’expérience face à l’ogre angolais, qui sur 23 can a remporté les 13. On les a tenu lors de la première mi temps, c’est pas trop mal. Maintenant il faut apprendre des erreurs qu’on a faite pour, éventuellement remporter ces matchs, la prochaine fois qu’on va les rencontrer.
Lors de la deuxième période, tu pouvait quasiment plus marquer. Qu’es ce que tu as ressenti?
Je me suis sentie impuissante. On a toujours envie de tirer l’équipe vers le haut. Apres, on a pas su gérer le système défensif que nous a propose l’Angola en deuxième partie. On voulait tous gagner ce match, proposer un autre jeu mais au final nous sommes déçues mais fières de nous.
La rencontre avec la Tunisie a du vous marquer. C’était une revanche?
On a vraiment jouer avec la tête dans cette rencontre. Si on était venu en revanchards, on aurait déjouer. On a joué avec le coeur et on a gardé dans un coin de la tête ce qui s’était passé en 2016. Apres la victoire, en vestiaires, on s’est dit qu’on est quitte maintenant et on est passé à autre chose.
Comment évalues tu le niveau des clubs sénégalais?
C’est difficile d’évaluer le niveau sénégalais parce qu’il n’y a pas de championnat régulier. Aussi, il manque des infrastructures pour permettre aux jeunes qui sont dans la formation et qui ont beaucoup de potentiels de pouvoir se developper. C’est vraiment dommage parce qu’il y’a énormément de ressources ici.
wiwsport.com (propos recueillis par Nafy Amar Fall)












