Formé à Diambars, Ousseynou Thioune est devenu l’idole de la ville du port marocain situé dans le détroit de Gibraltar. Tanger, une ville cosmopolite qui a une histoire particulière remontant à une époque très lointaine. Après sa création en 1983, l’IR Tanger n’avait jamais connu le goût du trophée national en 35 ans d’existence. Il fallait donc recruter le jeune sénégalais, Ousseynou Thioune pour la délivrance cette saison.
Le 12 Mai dernier, le natif de Kolda a libéré la ville aux 947 952 habitants (recensement de 2014) à la toute dernière minute. Pourtant, son compatriote Mourtada avait voulu gâcher la fête avec son but matinal à la 27e minute de jeu, sur une tête venue d’ailleurs (0-1). Ahmed Achrouf remet les pendules à l’heure (1-1), avant que Thioune ne vienne crucifier Tétouan à la 94e minute de jeu (2-1). Un but mortel qui met en ébullition tout un peuple qui attendait ce trophée depuis trente-cinq ans. Le stade Ibn Batouta s’embrasse et l’ambiance s’intense avec la couleur bleue et blanche qui polluait l’atmosphère. Le frangin à Mame Saher Thioune reçoit le salut de tout un peuple qui adopte désormais son nouveau sauveur.
Ce jeudi, le Lion a vu ses performance se faire honorer par sa ville d’adoption, représentée par sa municipalité dirigée par le Maire Bachir Abdellaoui, membre du Parti de la justice et du développement du Maroc. Une ascension fulgurante qui fait de lui, l’un des footballeurs étrangers les plus respectés du Royaume chérifien. Avec ce succès, Ousseynou reste sans aucun doute le meilleur milieu récupérateur de la saison. La question qui se pose, c’est de savoir si l’IRT réussira à garder son sentinelle très convoité depuis la mi-saison.












