La coopération sénégalo-japonaise a encore été magnifiée à l’occasion de la remise de matériels (kimonos et ceintures) à la Fédération sénégalaise de karaté. Après la facilitation de l’obtention du visa au profit du capitaine de l’équipe nationale de karaté pour participer à l’Open d’Okinawa et l’invitation à la fête de l’indépendance de ce pays, le Japon, à travers sa fédération de karaté, vient encore de se manifester par cette remise de dons en kimonos et ceintures pour la fédération sénégalaise. Une action qui n’est pas une première, de l’avis du président de la fédération Mohamed El Moctar Diop, selon qui, l’ambassade du Japon avait soutenu la fédération sénégalaise en 2008 par un don d’équipements sportifs.
Ce qui démontre aux yeux du président de la fédération sénégalaise, toute l’attention que le Pays du Soleil Levant porte au karaté sénégalais. « L’intégration du karaté comme discipline olympique depuis 2016 donne plus de visibilité à la discipline sur la planète mais implique également des ressources financières additionnelles. Selon le système mis en place, nos athlètes doivent participer aux différentes compétitions internationales qualificatives prévues à cet effet et qui permettent d’accumuler des points pour leur classement mondial », a souligné El Moctar Diop. Qui ajoute au passage que le Sénégal est actuellement un des rares pays d’Afrique Subsaharienne qui a pu classer 5 de ses athlètes dans le top 50 mondial, parmi lesquels Abdoulaye Diop qui est classé 27éme de sa catégorie.
Autre fait majeur souligné par El Moctar Diop, l’acceptation par l’ambassadeur de la reprise de la coupe de l’Ambassade du Japon. Une manifestation qui a été intégrée dans le calendrier fédéral cette année et qui se disputera le 14 juillet 2018 au stade Marius Ndiaye. Une compétition qui, de l’avis du président de la fédération, contribuera certainement à la préparation des athlètes sénégalais. « Les Jeux Olympiques de 2024 se préparent également à partir de maintenant. Pour prétendre à une qualification ou à une médaille, il va falloir bien préparer nos jeunes. Notre ambition est de développer le karaté et ses vertus dans le milieu scolaire et universitaire.
Déjà, certaines universités et écoles privées comme l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et l’école de commerce Supdeco offrent déjà des bourses d’étude aux athlètes de haut niveau. Il existe un aménagement des plannings pour permettre à l’athlète d’allier études et sport. Mohamed Diagne, champion d’Afrique, a reçu une bourse de Supdeco pour faire son Master en Finance.
La FSKA a mis en place un plan de formation de cadres, d’entraîneurs, d’arbitres et d’athlètes », a indiqué El Moctar Diop. Cependant le président de la fédération a souligné que ce programme souffre encore d’une absence de moyens et la fédération voudrait être accompagnée en équipements de compétitions et tatamis, en formation des entraîneurs nationaux, des arbitres et des cadres à travers des stages de perfectionnement, en plus de l’installation d’un centre international pour la préparation des athlètes de haut niveau.
Le ministre des Sports Matar Bâ qui avait pris part à la cérémonie a magnifié la coopération entre le Japon et le Sénégal, dans le domaine des Sports et a remercié ce pays pour ce geste.
soleil online












