| Les autorités de la sécurité publique, représentants de fédérations sportives et les participants venus de cinq pays ont engagé la réflexion en vue de mieux comprendre cette tendance et d’identifier les mesures à prendre contre l’infiltration des réseaux criminels et autres manipulations qui risquent de «tuer» à terme le sport. |
| Les paris sportifs de types mafieux soutenus par des réseaux criminels et autres manipulations qui continuent de porter atteinte à l’intégrité du sport, interpellent au plus haut point le monde sportif. Celui-ci a senti l’urgence d’apporter des réponses indiquées, à travers l’atelier régional organisé hier, mercredi à Dakar, par le comité international olympique (CIO) et l’organisation internationale de la police (Interpol). L’objectif a été d’engager la réflexion entre les représentants de quinze fédérations sportives, de la police nationale et les comités nationaux olympiques du Cameroun, du Mali de la Mauritanie, du Niger et du Sénégal. Ces dirigeants sportifs se sont, le temps d’une rencontre, essayer de trouver les moyens de lutter contre cette nouvelle forme de criminalité que représente la manipulation des compétitions et les autres menaces qui faussent l’idéal olympique. Et dans cette voie, la manipulation par l’arbitre ghanéen Lamptey lors de la rencontre de football Afrique du Sud-Sénégal ayant défrayé la chronique et ses répercussions, constituent un des exemples patents des proportions prises par les paris illégaux, irréguliers tendant à fausser les règles du jeu qui régissent le sport. D’où l’urgence de travailler sur les moyens de favoriser la coopération sur les plans national et international et qui vont dans le sens de prévenir, d’enquêter sur les procédées utilisées par les criminels et ensuite de prendre les mesures qui s’imposent. «C’est un fléau qui nous fait peur. D’autant plus que cela peut influer sur les résultats de beaucoup de matchs. Nous avons été surpris à travers un film, découvert qu’un ancien joueur sénégalais impliqué, explique comment, il a été abordé par des sociétés mafieuses et qui lui ont fait perdre un match au sein de son équipe. Le monde sportif doit faire face à cela et essayer de trouver une solution avec le Cio, Interpol ou les sociétés des jeux au niveau mondial», souligne Seydina Omar Diagne, secrétaire général du Comité national olympique sportif sénégalais en marge de l’atelier. |
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