
Le Domaine de la Brossette à Fleury-les-Aubrais a accueilli la semaine dernière les « Lionnes » du Sénégal de handball qui effectuaient leur stage préparatoire de la prochaine Can. La quiétude et la convivialité ont bercé les filles de Fred Bougeant durant tout leur séjour avec en tête cette compétition de novembre – décembre à Luanda où le Sénégal nourrit beaucoup d’ambitions.
Car, après avoir réussi à intégrer le Top 3 continental il y a un peu plus d’un an à Brazzaville, l’équipe nationale ne compte pas arrêter en si bon chemin. Son objectif est de rééditer au moins la performance des Jeux africains à défaut de se qualifier pour la finale. Un objectif assimilé par tout le groupe, selon le président de la Fshb pour qui les filles comme leur coach sont conscients de qu’on attend d’elles. « Depuis le premier stage de mars, cet objectif a été clair dans mes relations avec le choix du manager général. On ne choisit pas un manager général qui nous demande une préparation sur l’année pour aller faire de la figuration. C’est parce que derrière, nous avons une exigence de résultats », a dit Seydou Diouf. Il a souligné que « nous faisons ce que nous devons faire, le manager général aussi ; les filles l’ont également intégré dans le discours, c’est quelque chose de partagé ».
Et dans leurs comportements comme dans leurs discours, ces dernières ont montré l’envie de faire le maximum pour y arriver. « Elles ont eu la médaille de bronze aux Jeux africains et elles pensent être en mesure d’atteindre cet objectif. Après, la balle est dans leur camp ; on fait tout ce qu’on doit faire », a ainsi estimé Seydou Diouf. Pour la plus capée de l’équipe, c’est en atteignant cet objectif que ses camarades et elle pourront rentabiliser l’investissement consenti par les pouvoirs publics. « Le président comme le ministère ont consenti beaucoup d’efforts pour qu’on y arrive. Ils font tout pour qu’on ait le plus de stages possible. Je fais partie des plus anciennes dans le groupe, mais avant, il n’y avait pas cela. On attendait juste un mois avant la compétition pour se regrouper pour un stage avant d’aller à la Can. Là, on a réussi à nous préparer pendant un an », a dit Hadja Mama Cissé. Elle est donc convaincue donc que « on a toutes les conditions pour pouvoir faire un résultat en Coupe d’Afrique.
Grâce au travail, à notre volonté et à la concentration, ça peut arriver ». Hawa Diop, capitaine d’équipe à Brazzaville, a abondé dans le même sens. La pensionnaire du club d’Acheneim en National 1 française a soutenu que « toutes les filles dans cette équipe ont le même objectif et nous allons dans le même sens en ce qui concerne cet objectif : joueuses, coaches et dirigeants ». Car leur performance d’il y a un an, « aujourd’hui, on est toutes décidées à être dans les trois premiers pour aller faire un Mondial que les filles aimeraient bien disputer ». Ce qui passe par une bonne préparation. Et l’avant-dernier stage qui s’est terminé augure de bonnes choses dans la capitale angolaise, selon la joueuse qui s’est félicitée des trois victoires obtenues en préparation. En particulier la dernière sur Fleury, « une équipe dont le niveau nous intéresse particulièrement parce c’est le niveau auquel on sera confronté pour la Can ». En attendant, le dernier stage est prévu en novembre avec un probable retour à Orléans.
© Le Soleil

























