
A la suite du président du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), Mamadou Diagna Ndiaye, le ministre des Sports est monté au créneau lui-même, pour recadrer la judoka, Hortense Diédhiou, qui a dénoncé le manque de soutien dont elle serait victime à l’occasion des Jo 2016.
«Pour moi, la réponse du patron du mouvement olympique suffit pour l’Etat du Sénégal. Ça suffit pour montrer aux gens que l’Etat du Sénégal n’a jamais abandonné ses fils surtout depuis l’avènement du Président Macky Sall», semble tempérer Matar Bâ. Lequel, comme pour balayer d’un revers de la main les accusations faites par la judoka à l’endroit des autorités, a renseigné que de 2014 à 2016, plus de 19 millions de francs ont été versés à cette athlète. Et pour amener Hortense Diédhiou à avoir de la hauteur, le ministre lui sert une leçon de morale : «Il faut savoir perdre dans la dignité», lui conseille-t-il. Avant d’élever la voix :
«C’est interdit aux athlètes et à qui que ce soit, de tirer sur son pays dans le but de ternir son image, surtout quand on est à l’étranger. Nous n’étions pas les seuls à Rio. Il y a des gens qui ont été emprisonnés pour comportement belliqueux et beaucoup d’autres détails. Pourtant, vous n’avez entendu aucun autre athlète s’en prendre à son pays. Seule une athlète sénégalaise a parlé. Et qui a parlé ? C’est celle qui a été battue par ippon. Quand le Sénégal gagne, il n’y a pas de remarques particulières. Mais quand on perd, on cherche toujours des boucs émissaires du côté de l’Etat. Il faut que cela cesse», s’est une fois de plus offusqué le patron du sport sénégalais.
Le non moins maire de Fatick a fait cette déclaration samedi dernier en marge d’une cérémonie de remise de subventions d’une valeur de 7 millions 800 mille francs Cfa aux 31 Associations sportives et culturelles (Asc) et autres mouvements de jeunesse de la commune de Fatick. A cet effet, l’édile de la ville a lancé un énième appel aux jeunes en les invitant à prendre des initiatives citoyennes pour l’émergence de la cité de Mame Mindiss.
«Le développement de la commune de Fatick interpelle l’ensemble des citoyens de cette ville. Ça ne sert à rien de rester chez soi et de dire que les choses ne marchent pas. Ce qu’il faut, c’est s’engager et être un acteur pour le développement de sa localité», a plaidé Matar Bâ.
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