
suite à celle en argent remportée aux JO de 1988 à Séoul par El Hadji Amadou Dia Bâ. L’ancien spécialiste du 400 m haies estime que cette longue traversée du désert est due à un problème de mentalité des athlètes sénégalais.
«Nous avons du potentiel au sénégal. ce n’est plus une question de moyens, mais c’est l’athlète qui doit aller chercher la performance. nous partons aux JO pour gagner», déclare l’ancien athlète finaliste aux jo de 1984 avant d’être médaillé d’argent de 1988. Livrant les secrets de cette performance inédite dans l’histoire du sport sénégalais, dia Bâ se souvient de s’être bien battu pour faire partie des cinq meilleurs au monde.
Même s’«il n’y avait pas les moyens comme c’est le cas actuellement», dit-il. Et de souligner : «J’avais un challenge et l’état du Sénégal est ensuite venu en appoint. C’était juste une petite motivation. ce n’était pas grand-chose. J’ai dépensé plus d’argent. Mais, j’étais sûr qu’en remportant une médaille, les portes allaient s’ouvrir pour moi. Les athlètes doivent avoir cet état d’esprit. il n’y a pas que l’argent qui compte. c’est un problème mental». Il préconise : «il faut travailler à changer les mentalités de nos athlètes qui attendent tout de l’état».
Il donne même l’exemple de l’équipe nationale de football quart de finaliste à la Coupe du monde 2002 pour dire que le sénégal doit pouvoir aller de l’avant. Sur le cas spécifique de l’athlétisme sénégalais, bénéficiaire de deux invitations pour une représentation nationale aux jo-2016, l’ancien athlète avise qu’il faut essayer de se battre pour remonter la pente en décrochant les qualifications sur le terrain aussi bien pour les Championnats du monde que pour les jo.
«Je ne vais pas tirer sur une ambulance. Tout le monde sait que l’athlétisme sénégalais a touché le fond. nous sommes au creux de la vague».
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