
Lui qui a été triple vainqueur de la Coupe de France (2006 et 2007 avec le Havre, et avec Fleury en 2014), champion de France de Ligue féminine de 1ère division en 2015. Dans cet entretien, «Fred» affiche son optimiste quant à la possibilité de décrocher avec les Lionnes la qualification à la Coupe du monde lors de la CAN prévue en Angola en décembre 2016.
Qu’est-ce qui vous motive à prendre en charge l’équipe nationale féminine du Sénégal ?
Deux motivations. La première est purement sportive parce qu’il me plaît beaucoup faire de belles choses avec l’équipe du Sénégal médaillée de bronze aux jeux africains 2015. L’autre motivation est affective car j’ai commencé au Havre avec beaucoup de binationales, des Franco-Sénégalaises. C’est pourquoi quand le président Seydou Diouf m’a fait la proposition, je n’ai pas hésité. je suis prêt à aider le Sénégal. C’est un challenge à la fois sportif et humain qui me passionne. Le défi est énorme mais je crois énormément en cette équipe. L’ancien staff a lancé le projet, à nous aujourd’hui de faire progresser les joueuses et l’équipe.
L’environnement n’est-il pas un obstacle pour vous ?
Non, pas du tout. Parce qu’il y aura des Sénégalais dans mon staff. je compte travailler en collaboration avec ce staff pour mieux appréhender l’environnement qui fait partie de nos vies. je crois à la dynamique collective. Nous sommes habitués à vivre avec l’obligation de résultats.
Comment comptez-vous manager l’équipe ?
Je compte m’appuyer sur ce qui fonctionne bien. Il existe déjà une bonne ossature. je compte juste intégrer de nouvelles joueuses et aussi des jeunes joueuses. j’ai déjà contacté quelques-unes puisque j’ai l’obligation de préparer le présent et le futur de cette équipe. je compte faire un stage en mars pour une revue d’effectif. Un 2ème stage d’une semaine se déroulera à Dakar au mois de juin. Et le 3ème stage est prévu en octobre en France. C’est lors de ces trois stages qu’on va faire un sérieux travail d’évaluation du niveau de l’équipe, faire attention à ce qu’on fait en direction de la CAN. Après, on va jouer des matchs amicaux au mois d’octobre. On va choisir des sparring-partners en fonction des besoins.
Viendrez-vous superviser les joutes locales ?
Puisque nous espérons faire un stage à Dakar en juin, ce sera pour moi l’occasion d’échanger avec les entraîneurs des clubs, avec les dirigeants. je souhaite vraiment partager ce projet avec les Sénégalais.
Que comptez-vous apporter au handball sénégalais ?
Mon expérience, ma passion, mon enthousiasme, ma rigueur et de la sueur. Comme je suis en train de le faire avec mon club (Fleury) en France. On vient d’intégrer le top 14 et cela fait 14 ans que je suis entraîneur de club de D1. je veux faire une très belle CAN avec le Sénégal. Et pour y arriver, il faut professionnaliser l’environnement, veiller sur le climat et l’ambiance pour une belle vie de groupe.
Qu’espérez-vous à la CAN face à des mastodontes comme l’angola, la Tunisie et la RDC ?
Ces trois sélections étaient au Mondial 2015. Objectivement, elles sont donc en avance sur nous. Et il ne faut pas oublier le Cameroun. Donc le mot d’ordre c’est, au travail. j’ai besoin de travailler avec mes joueuses. Puisque mon objectif est de qualifier le Sénégal à la Coupe du monde.
Cet objectif de qualifier le Sénégal à la coupe du monde féminine, qui vous est assigné, n’est-il pas une pression pour vous ?
J’aime cette pression. Ça rend les gens meilleurs. je ne connais pas de grande victoire qui se soit réalisée dans le confort. Alors, c’est un beau défi où il faut avoir des résultats très vite. C’est un rêve pour les dirigeants, les joueuses, le staff et les familles des joueuses de voir le Sénégal se qualifier à la Coupe du monde. Et, j’espère que nos résultats vont rendre ce rêve possible. C’est important de rêver, c’est le premier pas vers les exploits.
Vous avez signé un contrat d’un an. cela vous suffit-il pour pouvoir réaliser vos ambitions pour le handball sénégalais ?
Cela ne me pose pas problème. Parce que si nous parvenons à décrocher la qualification à la Coupe du monde, je serai maintenu à mon poste de manager général. Donc c’est à moi de faire le travail, de pousser les filles à aller de l’avant pour atteindre l’objectif.
© Stades















