
Il aura fallu dix tours d’horloge de discussions. Toute une journée pour échanger sur les nouveaux changements apportés aux textes de la Fédération sénégalaise de basket dans les locaux de l’Institut Africain de Management (Iam) à Mermoz. Et cela, après un travail de plus de six mois de la Commission juridique du Comité de normalisation du basket sénégalais (Cnbs). Dix heures au cours desquelles, la commission, composée de Mafall Fall, Ibrahima Ndiaye, Médoune Mbaye et Yamina Thiam, a dévoilé le contenu des nouveaux textes de la future Fédé. Des textes se basant sur ceux de 2010 et qui ont été relookés pour répondre aux attentes de la famille de la balle orange, en termes de sécurité, de rigueur, de discipline ou encore de bonne gouvernance.
De la cooptation, en passant par le statut du nouveau dirigeant, jusqu’à la gestion numérisée des licences, la commission a dévoilé le contenu de son travail aux acteurs. Le tout dans un débat constructif et par moments tendu marqué par quelques points de divergence.
Inéligibilité de 4 ans pour tout dirigeant coupable de faute grave
C’est ainsi que la commission a prôné l’éthique et la crédibilité pour les membres de la nouvelle équipe dirigeante et surtout sur le profil du prochain président de la Fédération sénégalaise de basket. En son article 18 portant sur les Statuts, il a été proposé que «tout dirigeant de la fédération ou de ses démembrements, qui a commis directement ou indirectement une faute grave ayant conduit à la sanction de la fédération par le ministère des Sports ou la Fiba, devient inéligible pour une durée de quatre ans à partir de la notification de la sanction». Ce qui n’a pas manqué de soulever un débat, autant sur la responsabilité individuelle et collective, mais également, sur la durée de la sanction qui devrait être graduée selon la nature de la faute commise.
Par ailleurs, la nouvelle équipe dirigeante aura comme obligation, de mener ses missions conformément aux lois et règlements en vigueur au Sénégal ainsi que les textes régissant la Fiba et le Cio. Tout en luttant «contre la violence sous toutes ses formes, le chômage et le dopage ainsi que toutes sortes de pratiques contraires à l’esprit sportif».
Des licences numérisées pour éradiquer la fraude
Un autre cas a aussi attiré l’attention des participants, c’est celui de «la fraude sur l’Etat civil», à l’origine de la grosse amende infligée au Sénégal par la Fiba, lors de l’Afrobasket U18. Sur ce dernier chapitre, le Cnbs a mis en place un logiciel de gestion des licences pour toutes les catégories afin d’éradiquer la fraude. Un outil déjà fonctionnel et sur lequel, la future fédération pourra compter pour prévenir la fraude sur l’âge avec une gestion numérisée des licences.
En premier lieu, cet outil ne concernera que les joueurs avant d’être étendu aux autres composantes du basket. A ce sujet, des «audiences foraines», pour les actes d’Etat civil, seront organisées dans les régions.
Les cooptés passent de 9 à 5, l’Ag le 14 avril
Concernant la cooptation, domaine souvent décrié par le monde associatif, les personnes ressources ne seront plus que 5. Dans les Articles 16 et 17 portant sur le Comité de direction et non plus Comité directeur, il est mentionné que «le Comité de direction est composé des membres élus au scrutin secret en Assemblée générale, au nombre de 22 (vingt deux), des personnes ressources, au nombre de 5 (cinq,) nommées par le ministre chargé des Sports». Par le passé, le nombre était de neuf (9) membres.
Par ailleurs, il a également été question de mettre des garde-fous sur le plan financier avec un manuel de procédure budgétaire. Le règlement anti-dopage n’a pas été en reste. En plus de produits interdits, les textes prévoient les sanctions encourus par le joueur incriminé.
A noter qu’un autre séminaire de restitution et pré-validation des textes entre les composantes du basket et le Cnbs est fixé le samedi 11 avril prochain. Avant que textes ne soient finalement envoyés pour information au ministère des Sports et à la Fiba. La date de la tenue de l’Assemblée générale élective pourrait être fixée le 14 avril prochain, en rapport avec la tutelle.
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