
Le secrétaire général de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES), Ali Bourama Harouna, s’est inquiété, dans une interview, de l’avenir du français dans les compétitions internationales, après la retraite de Diack, en août prochain.
"Il est vrai qu’à l’IAAF, le français n’est pas la première langue, mais elle a droit de cité", a signalé son président, vendredi à Dakar.
Il s’entretenait avec l'APS, en marge d’un panel sur le 15e sommet de la Francophonie prévu samedi et dimanche, à Dakar. "1994-2004 : 20 années de francophonie olympique, à quoi ça sert ?" était le thème du panel.
Lamine Diack estime qu’il n’y a rien à craindre pour l’avenir du français à l’IAAF, après qu’il aura quitté l’organisation.
"A mon arrivée, il n’y avait qu’une seule langue, l’anglais. Et même les Français s’y accommodaient", a rappelé le dirigeant sénégalais, président de cette instance depuis 1999.
"Actuellement, il y a le français à côté de l’anglais. Et ceux qui le désirent ont une traduction simultanée", lors des réunions de l’instance mondiale chargée de l’athlétisme, a-t-il précisé.
Selon Lamine Diack, la prédominance d’une langue ou d’une autre dépendra de l’appartenance linguistique des athlètes.
"Si aucun athlète francophone n’est sur le podium, pourquoi voudriez-vous que je perde mon temps à parler français ?" a-t-il dit, soulignant que la plupart des francophones parlent l’anglais.
Mais la plupart des anglophones ne parlent pas le français, a rappelé le président de l’IAAF.
Deux anciens athlètes, l’Ukrainien Sergueï Bubka et l’Anglais Sir Sebastien Coe, sont candidats à sa succession.
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