
On vous a vu serrer la main à Mbagnick Ndiaye, l’ancien ministre des sports qui vous avait limogé de la tête de l’instance dirigeante du basket sénégalais. La paix des braves ?
Baba Tandian est tout juste incompris. Il n’a pas de problème. Je pense qu’à un moment de la vie, il faut savoir dépasser certaines choses. C’est ce que j’ai fait avec Mbagnick Ndiaye. C’est une preuve de civilité. En fait, lui et moi, on a commencé à échanger depuis la soirée d’Un Café avec… au grand théâtre. On a remis ça lors de la cérémonie des Cauris d’or et profité du temps pour discuter plus largement. On s’est expliqué. Il a reconnu ses torts et c’est tant mieux. Il n’avait pas compris qu’il y avait beaucoup de bandits dans le milieu du basket. Ces gens là l’ont induit en erreur dans ses jugements. L’important est qu’il a tout compris. Bref, on est en de bons termes.
Il y a un temps, vous étiez incapable d’un tel acte. Vos nombreux bras de fer avec vos collaborateurs en sont éloquents. Baba Tandian a-t-il changé ?
J’ai changé bien avant tout ça. Je suis entré dans le basket du fait des conseils de gens que j’avais pris pour des amis. Ces mêmes personnes m’ont poussé à bout. Je reconnais avoir commis beaucoup d’erreurs mais desquelles je peux vous dire que j’ai appris.
Est-ce à dire que vous reviendrez au basket ?
On verra. Toujours est-il que je reste basketteur. Je l’ai dans le sang, impossible de m’en débarrasser. Je vis avec. A regarder de près le logo de mon imprimerie, vous verrez la balle orange. C’est grâce à cette discipline sportive que j’ai tout obtenu dans ma vie. Aussi, ne fermerai-je jamais la porte au basket.
Quelle appréciation faites-vous de la présente gestion du basket ?
Il faut oser dire que le basket traverse des moments difficiles. Ce comité de normalisation ne peut nous leurrer. Ceux qui le dirigent n’ont rien normalisé. S’ils pensent qu’organiser un championnat au bout de quatre mois est une prouesse, c’est mal connaitre les exigences du haut niveau. Ce n’est franchement rien. Il faut, à la limite, huit mois pour organiser un bon championnat et attendre des prouesses au niveau des clubs.
Vous avez des nouvelles de Mama Diodio, blessée sous votre magistère ?
J’ai appris qu’elle a repris l’entrainement. Je suis très content pour elle. On serait malheureux, si on l’avait laissée à son sort. Toutefois, le Cnbs n’a pas respecté ses engagements.
© Rewmi












