
«Nous avons eu le cas Mame Diodio Diouf. Ça doit servir à quelque chose. Quand on se blesse en défendant les couleurs de son pays, c’est ce dernier qui doit te prendre en charge», a-t-il confié hier, jeudi 14 août 2014.
Trouvé sur son lit, le genou et la cuisse en bandage, l’athlète sénégalais vivant aux Etats-Unis, se confie : «Jusqu’à présent, je n’ai parlé à personne. Personne n’est venu me voir. Je suis en stand by. Alors que je dois rentrer demain (aujourd’hui, Ndlr)».
Et d’ajouter : «si je dois me soigner moi-même pour qu’on me rembourse, c’est clair que je ne vais jamais rentrer dans mes fonds». «Ce sont ces genres de situations qui démotivent les athlètes. La plupart de nos athlètes résident à l’extérieur, ils doivent être soutenus. Si jamais l’Etat ne m’appuie pas pour me soigner, imaginez ce qui risque de se passer», indique-t-il.
«J’étais blessé il y a de cela quatre voire cinq mois. Pour défendre les couleurs de mon pays, j’ai décidé de venir faire les championnats d’Afrique. J’ai réussi à me qualifier en finale, malheureusement, j’ai heurté la haie. Ce qui a réveillé ma déchirure aux ischio-jambiers. En même temps, je me suis aussi blessé au genou droit», raconte-t-il. «Hier (mercredi, Ndlr), j’ai eu du mal à dormir. J’avais mal partout».
«Mon seul souci, c’est la prise en charge. Je ne me suis pas blessé en défendant mon université, mais plutôt les couleurs de mon pays. Si je rentre aux Etats-Unis, je vais me soigner moi-même. Les soins sont supers chers. Tout est privé là bas», lance Moussa Dembélé, comme un cri du cœur.
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