Dans une interview avec la presse malgache, visitée par wiwsport.com, le patron de Confédération africaine de football (Caf) Ahmad Ahmad, est revenue en large sur la dernière joute continentale remportée par l’Algérie ainsi que son avenir à la tête de la Caf.
Bilan « j’ai promis le changement »
« Durant ma campagne, avant mon élection en tant que président de la CAF, j’ai promis le changement. J’avais pris en considération les avis des présidents de fédération en Afrique, et parmi les défis qu’on a décidé de relever ensemble, figurait cette idée de passer de 16 à 24 le nombre des nations qualifiées à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).Ce qui a permis d’intégrer d’autres grandes nations du football africain qui n’ont pas pu jusqu’ici participer à la CAN, mais également d’autres nations émergentes du football. C’était une décision qu’on avait prise, non pas pour notre satisfaction personnelle, mais pour faire en sorte que la démarche puisse avoir un impact positif sur le public. J’admets que la démarche n’était pas facile car on a du, par exemple, rencontré le Chef d’Etat camerounais pour lui faire part de cette idée de rehausser le standard en matière d’organisation de la CAN.
Et ce, avec un cahier des charges beaucoup plus exigeant, que ce soit au niveau des stades que des hôtels, car il ne faut pas oublier que 95% des joueurs de la CAN sont des professionnels habitués à un environnement très confortable.La grande réforme qu’on a pu réaliser, c’est aussi celle d’avoir fixé la date de la CAN en fin des saisons en Europe et durant l’inter-club. Cette formule a permis de libérer plus efficacement les grands joueurs africains, évoluant dans les grands clubs professionnels mondiaux, avoue le patron de la Caf.
Bilan financier
« En termes de revenus, il y avait également une réussite dans l’organisation de la CAN 2019, puisque avec seulement cinq mois de commercialisation, on a obtenu une hausse de 25% des revenus, sans compter les sponsors internationaux qui sont passés de quatre à neuf, » a-t-il expliqué.
Pour la Var
« On a utilisé la VAR dans des compétitions antérieures, certes avec des dysfonctionnements. Avant la CAN, seuls 4 arbitres étaient aptes à faire usage de l’assistance vidéo. Aujourd’hui, ils sont 16. Et encore, 2 arbitres européens nous ont assisté durant cette CAN. Lors de la finale, le grand patron de l’arbitrage à la FIFA était présent. Comme quoi il faut s’entraider pour maîtriser cet outil », a-t-il déclaré.
Une interpellation qui l’a beaucoup marqué »
« Comme vous le dites, ce n’était pas une mise en examen, mais une interpellation qui n’était pas un cas isolé, mais entrant dans le cadre d’une enquête plus globale sur plusieurs personnes. Ils ont enquêté sur moi en faisant preuve d’un très grand respect. Et comme ils n’avaient rien à me reprocher alors que l’affaire était déjà très médiatisée, le Procureur de Marseille a pris la peine de publier un communiqué annonçant qu’il n’y pas eu de poursuite contre moi. La preuve, je n’ai pas fui et je suis encore là. »
« Oui, bien évidemment car c’est la première fois dans ma vie que je fais l’objet de ce genre d’enquête. Mais cela m’a aussi appris à renforcer le principe que j’ai toujours adopté, celui de faire appel à des experts compétents dans les domaines que je ne maîtrise pas. C’est le cas maintenant dans le domaine de la communication. »
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