Comme impact positif, le président de la FSF a mentionné les bons résultats obtenus par l’équipe nationale des moins de 20 ans doublement finaliste de la CAN de la catégorie en 2015 et en 2017.
« Ces joueurs évoluent pour la majorité dans nos clubs de ligue 1 et de ligue 2 et la compétitivité de leurs championnats leur a permis de concurrencer valablement leurs adversaires », a dit le président Senghor.
Ce n’était pas le cas dans un passé récent, a-t-il rappelé, ajoutant à cela la présence massive de joueurs du cru dans la sélection nationale.
« Actuellement l’ossature de l’équipe nationale A est constituée de joueurs ayant débuté leur carrière dans nos ligues professionnelles », a ajouté le président de la Fédération, rappelant que dans un passé récent, les sélections nationales faisaient appel à des binationaux ou des joueurs formés par des académies européennes.
« Nos internationaux commencent désormais leur carrière sur le plan local avant de s’expatrier », a-t-il relevé, soulignant que ce sont des aspects positifs liés au lancement de la Ligue professionnelle.
La Ligue professionnelle a aussi permis de légaliser le paiement de salaires qui était une donnée réelle même quand le championnat était amateur.
« Moi, je payais déjà des salaires en 2002 quand j’ai pris la présidence de l’US Gorée », a rappelé Me Senghor.
Alors que les présidents de clubs piochaient dans leurs cagnottes personnelles pour gérer leurs clubs, l’installation des clubs professionnels a permis à certains d’obtenir des rentrées d’argent, a-t-il dit.
« Il est vrai que cela affaiblit nos clubs mais on est obligé d’agir de la sorte », a-t-il par ailleurs ajouté.
Avant Augustin Senghor, les deux premiers président de la ligue professionnelle à savoir Louis Lamotte et Saer Seck ont lié ses difficultés « à une naissance mal préparée ».
« Nous avons mal préparé son arrivée », a dit Louis Lamotte tandis que Saer Seck évoquait « une naissance mal accompagnée ».
Ce panel a été organisé en marge de la cérémonie de sortie de la 11-ème promotion des auditeurs du CIES de Dakar qui a eu lieu dans un amphithéâtre de la Faculté de droit de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
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