Dans un communiqué publié le 18 octobre, la Fédération sénégalaise de karaté et disciplines associées (FSKDA) a dressé le bilan de la participation nationale aux Championnats du monde cadets, juniors et U21, disputés du 14 au 18 octobre à Bielsko-Biała, en Pologne. Avec neuf athlètes engagés et deux médailles de bronze, le Sénégal enregistre une progression par rapport à l’édition 2024.
La Fédération sénégalaise de karaté et disciplines associées se félicite de la progression de la délégation nationale aux Championnats du monde 2026. Dans son communiqué, l’instance met notamment en avant l’augmentation du nombre de participants, passé de quatre en 2024 à neuf cette année, ainsi que le doublement du total de médailles, de une à deux.
Au-delà des podiums, la FSKDA retient plusieurs performances encourageantes. Serigne Fallou Ndongo a terminé à la septième place mondiale chez les juniors en -76 kg. Après trois victoires, il a atteint les repêchages et s’est arrêté à un combat de la petite finale. Lamine Bara Fall s’est, pour sa part, classé onzième chez les cadets en -52 kg.
L’instance souligne également que les deux athlètes sénégalais engagés dans les combats pour le bronze ont remporté leur confrontation, soit un taux de réussite de 100 % dans ces finales. Elle estime que l’élargissement de la délégation permet à davantage de jeunes karatékas de se confronter au haut niveau international et d’acquérir une expérience précieuse pour la suite de leur parcours.
Le Sénégal, seule nation d’Afrique subsaharienne médaillée
Sur le plan continental, le Sénégal figure parmi les trois nations africaines ayant remporté des médailles lors de ces Mondiaux, selon le communiqué de la FSKDA. L’Égypte a décroché onze médailles, le Maroc trois et le Sénégal deux.
La Fédération précise que le Sénégal est « la seule nation d’Afrique subsaharienne à avoir placé des athlètes dans des combats pour une médaille » et le seul pays de cette partie du continent à repartir avec des podiums.
L’instance met également en perspective les résultats obtenus au regard des effectifs engagés. L’Égypte comptait 40 athlètes, contre neuf pour le Sénégal. Pour la Fédération, ces chiffres illustrent à la fois l’importance d’élargir la représentation nationale dans les différentes catégories et la capacité des jeunes karatékas sénégalais à concrétiser leurs chances de podium.
Consolider les acquis et préparer la relève
Après les résultats obtenus aux Championnats d’Afrique à Alger, les performances enregistrées en Pologne renforcent les espoirs placés dans la nouvelle génération. La FSKDA estime toutefois que ces résultats doivent servir de point de départ à un travail de fond. « Ces deux médailles ne doivent pas constituer un aboutissement, mais une base pour la suite du travail », souligne la Fédération dans son communiqué.
L’objectif est notamment de maintenir une participation régulière aux compétitions internationales et d’assurer aux athlètes une préparation continue, avec un accompagnement technique, physique et médical adapté aux exigences du haut niveau.
La transition vers les seniors figure également parmi les priorités, notamment pour permettre aux jeunes talents de poursuivre leur progression et de s’installer durablement dans la hiérarchie mondiale.
Pour accompagner cette dynamique, la Fédération compte poursuivre son travail avec le soutien du ministère des Sports et de ses partenaires. Elle a par ailleurs remercié le Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), les clubs formateurs, le staff technique et le public pour leur contribution à cette campagne mondiale.
Avec neuf athlètes engagés et deux médailles, le Sénégal améliore ainsi son bilan de 2024. Le défi sera désormais de consolider cette progression et de transformer les performances prometteuses des catégories jeunes en résultats durables sur la scène internationale.
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