À un peu plus d’un mois du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse, les différentes sélections nationales des disciplines en lice sont dans leur dernière phase de leur préparation. Engagées pour les échéances qui se tiendront à Dakar en novembre, les équipes nationales sénégalaises de Beach Volley sont en stage fermé. Coach Fama Diop, en charge de la sélection féminine a fait le point au micro de Wiwsport.

Que retenez-vous du parcours des Lioncelles à la Coupe d’Afrique de développement U18 à Saly ?
Le parcours des Lioncelles à la Coupe d’Afrique de développement U18 à Saly : Les deux paires féminines sénégalaises ont réalisé un beau parcours, atteignant toutes les deux les demi-finales. La paire Thiam/Segnane a notamment battu la Tunisie en quart de finale (21-19, 21-10). Dans un duel 100% sénégalais lors de la phase de groupes, Diop/Amina s’est imposée face à Thiam/Segnane (2-1). En finale, le Sénégal a dû s’incliner face au Nigeria (0-2), décrochant ainsi la médaille d’argent.
Qu’est-ce qui a le plus progressé chez vos joueuses entre le début et la fin de ce tournoi ?
Au fil du tournoi, les Lioncelles ont montré une nette progression dans la gestion des moments décisifs et le sang-froid. En quart de finale contre la Gambie, après avoir perdu le deuxième set, elles ont su se ressaisir pour remporter le set décisif (15-12) sous la pression du public local. Cette capacité à élever leur niveau de jeu dans les moments chauds, malgré la jeunesse et l’enjeu, est le signe d’une maturité mentale grandissante.
Comment gérez-vous la pression d’un tournoi à domicile, surtout chez des joueuses aussi jeunes ?
Je dirai la gestion de la pression à domicile. Pour des joueuses aussi jeunes, jouer devant leur public est un défi mental majeur. La stratégie consiste à transformer cette pression en énergie positive et en motivation. Le tournoi de Saly a justement servi de répétition générale pour les JOJ : l’objectif était de les habituer à l’environnement, au sable et à l’ambiance d’une compétition internationale à la maison, afin que cette expérience devienne un atout plutôt qu’un poids.

Où en est la préparation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026 ?
La préparation entre dans sa phase finale. Le site de Saly Beach Ouest, qui accueillera les épreuves, a été officiellement livré au comité d’organisation en août 2026, après des travaux de nettoyage et de tamisage du sable pour répondre aux standards olympiques. La Fédération Sénégalaise de Volley-ball a déjà commencé à s’installer sur le site pour peaufiner les derniers réglages.
Quels sont les principaux points à améliorer d’ici là (technique, physique, expérience internationale, mental) ?
Le travail doit porter sur l’expérience internationale en multipliant les confrontations avec des équipes d’autres continents (Europe, Amérique du Sud) pour s’habituer à des styles de jeu différents ; travailler l’aspect mental en renforçant la gestion de la pression lors des matchs à enjeu, notamment pour jouer devant un public nombreux à domicile et la technique individuelle : Affiner les fondamentaux (réception, service, attaque) pour être plus constants sur la durée d’un match.
Comment expliquez-vous aux joueuses l’enjeu de jouer « à la maison » pour ces JOJ ?
Le message passé aux joueuses est double. D’abord, une opportunité historique : les JOJ n’ont jamais eu lieu en Afrique, et être sur le sable de Saly est une fierté immense. Ensuite, une responsabilité. Elles ne représentent pas seulement le Sénégal, mais aussi toute la jeunesse africaine. Jouer à domicile, c’est avoir le soutien inconditionnel du public, ce qui est une force unique qu’il faut savoir utiliser comme un « sixième joueur ».
Quel rôle jouent les programmes FIVB / CAVB dans votre travail au quotidien ?
Les programmes FIVB et CAVB sont le socle de notre travail quotidien. Ils ont permis la formation des encadrants avec des séminaires pour entraîneurs et cours internationaux pour arbitres ; l’accès à du matériel de haut niveau, améliorant la qualité des séances et la mise en place de tournois de développement (comme la Coupe U18 à Saly) servant de tests grandeur nature avant les JOJ. En résumé, sans ce soutien, nous n’aurions ni la même méthode, ni les mêmes moyens, ni le même niveau d’exigence pour préparer Dakar 2026.
wiwsport.com avec Jean Joseph





















