
Son père fait partie des sportifs sénégalais qui ont marqué l’histoire du basket sénégalais. Capitaine de l’équipe nationale du Sénégal et champion d’Afrique, Raymond Carvalho et ses anciens coéquipiers comme Boubacar Aw, Matar Ndiaye, Assane Ndiaye, Oumar Mar, Cheikh Mbacké Diop, Aly Ngoné Niang, Lassana Ndiaye avaient remporté l’Afrobasket masculin de 1997.
Son fils, Clauvis Etienne Carvalho veut écrire sa propre histoire mais avec le ballon rond. L’ancien joueur d’ASFA veut faire ses preuves et parapher un contrat dans un club européen. Il garde aussi dans un coin de sa tête un souhait de défendre un jour les couleurs son pays avec l’équipe nationale du Sénégal.
Interview
Parlez nous de votre parcours…
« J’ai commencé dans le mouvement navétane, notamment à l’ASC Diapo de Diamalaye en cadet et sénior. Après j’ai débuté à jouer dans le championnat sénégalais en 2014 avec USPA (National 1). La saison 2015-2016, je l’ai vécu à Asfa en ligue 2. Depuis l’année dernière, je me suis engagé avec Jamono Fatick qui évolue aussi en ligue 2 ».
Comment cela se passe avec Jamono Fatick ?
« Cela se passe bien avec Jamono Fatick. Ce n’est pas un club trop structuré comme d’autres le sont dans ce championnat mais ça va dans l’ensemble, des efforts sont en train d’être faits ».
Comment avez vous vécu votre intégration dans le groupe de performance ?
« Le début était difficile parce que j’ai rejoint tardivement le groupe. L’équipe était en pré-saison trois semaines avant mon arrivée, donc ce n’était pas facile pour moi surtout sur le plan physique. Mais avec l’aide du coach Abou Talib Fall et du bon Dieu, j’ai réussi a vite m’intégrer et gagner une place de titulaire ».
Quels sont vos objectifs avec Jamono Fatick cette saison ?
« L’objectif est de faire une bonne saison en ligue 2, se donner à fond et assurer la montée en ligue 1. »
Et quels sont vos ambitions personnelles en tant que footballeur ?
« Tous les joueurs veulent évoluer et progresser. Moi, mon objectif est d’aller en Europe, devenir footballeur professionnel et étaler mon talent ».
Pourquoi avez-vous choisi le poste de milieu de terrain ?
« Le poste de milieu de terrain m’a toujours plu. C’est une position dans laquelle je suis à l’aise. En plus quand je vois des joueurs comme Busquets jouer, j’ai envie de jouer comme milieu de terrain »
Donc, Busquets est ton joueur préféré ?
« Oui, Sergio Busquets est mon joueur. C’est un régal de le voir jouer. C’est un joueur que j’apprécie beaucoup ».
Quel est ton club de rêve ?
« Liverpool est mon club de rêve. J’ai toujours aimé ce club que je supporte depuis longtemps ».
Votre père est un ancien basketteur, capitaine de l’équipe nationale du Sénégal et champion d’Afrique, pourquoi avez-vous choisi le football et pas le basket ?
« C’est vrai mon père était un basketteur, ma mère aussi était basketteuse, mais j’ai toujours aimé le football et je crois que le football aussi m’aime. Mon père me dit souvent que le talent qu’il avait vu chez ma mère dans le basket, c’est ce même talent qu’il voit en moi. Mon père me le dit souvent. Mais ils ont écrit leur histoire dans le basket, moi aussi je veux écrire la mienne dans le football ».
Qu’est ce que vous pensez du championnat sénégalais ?
« Je trouve que c’est un bon championnat qui est en voie de développement. Mais aussi c’est un championnat très dure dans la mesure où tous les matchs se disputent, tous les matches sont des finales. Il y’a beaucoup de rigueur et d’intensité dans ce championnat ».
Et selon toi, qu’est ce qu’on doit améliorer dans ce championnat ?
Pour moi, on doit améliorer le niveau de professionnalisme. Il y’a trop d’amateurisme. Quand on parle de championnat professionnel, cela doit se sentir à tous les niveaux. Les joueurs les dirigeants, tous les acteurs doivent être professionnels. En plus, le championnat manque de visibilité. Je ne peux pas concevoir que Canal Plus diffuse des matches du championnat ivoirien, et nous au Sénégal, on n’a pas des télévisions qui font des directs sur notre championnat. Tous ces aspects doivent être pris en considération pour que le championnat aille de l’avant ».
Tu penses à l’équipe nationale du Sénégal ?
« Bien sur, je pense à l’équipe nationale du Sénégal. Chaque joueur aimerait défendre sa nation. C’est un souhait de parvenir un jour à jouer en sélection ».
Comment vous trouvez la poule des lions au mondial 2018 ?
« J’entend souvent les gens dire que la poule des lions est facile ou le Sénégal est favori. Moi je dis que c’est une poule assez difficile avec de bonnes équipes qui ont des styles de jeu différents. Donc les matches de poule ne seront pas faciles. Chaque rencontre sera une finale ».
Vous pensez que le Sénégal est assez outillé pour relever le défi, c'est-à-dire se qualifier en demi-finale ?
« Je dirai pas non ou c’est impossible car en matière de football tout peut arriver. Le Sénégal a une bonne équipe avec des joueurs de classe mondial comme Sadio Mane, Diao Balde Keita, Idrissa Gana Gueye et d’autres qui peuvent amener l’équipe nationale loin dans cette compétition ».
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