Déjà impactés par la pandémie de la Covid-19, les Fédérations sportives vont encore revoir leur plan en direction des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui vient d’être reporté de 2022 à 2026.
Première discipline olympique, l’athlétisme a décidé de revoir ses plans après le report des JOJ Dakar 2022 à 2026. Mais aussi de se réajuster par rapport à la nouvelle échéance. Prenant acte de cette décision, la Fédération sénégalaise d’athlétisme est retournée dans les starting-blocks pour un nouveau départ.
« Le report aura des répercussions sur notre schéma de préparation. Depuis l’avènement de la Covid 19, il y a déjà un chamboulement au niveau de notre plan de préparation. On l’avait calé sur deux ans. Avec le report, nous allons reprendre à zéro. Au niveau des ressources humaines, nous allons puiser dans notre vivier et voir les athlètes qui pourraient faire l’affaire en 2026. Ceux qui devraient participer en 2022 seront frappés par la limite d’âge », a réagi Sara Oualy président de la FSA au micro de sudonline.
Le patron de l’athlétisme sénégalais souligne que le report est aussi synonyme de déception pour de nombreux jeunes athlètes atteints par la limite d’âge et mis sur la touche. « Les athlètes qui étaient dans une préparation intensive sont déçus. Mais au Sénégal, on n’avait pas débuté une sérieuse préparation. Les athlètes n’étaient pas internés et n’avaient pas entamé une préparation digne de ce nom. C’est d’ailleurs valable pour toutes les fédérations », relève til. Dans ce nouveau redéploiement, le président de la FSA fixe le cap sur les compétitions intermédiaires. Ils seront sur les Jeux africains de la Jeunesse qui aura lieu en 2022 de Lesotho et à terme sur les Jeux olympiques de Paris 2024.
« L’athlétisme sénégalais va poursuivre son plan de développement. Nous allons gérer les athlètes que nous avons actuellement en charge, les juniors et les séniors pour participer aux compétitions intermédiaires. Les athlètes sur lesquels on peut compter en 2026 sont actuellement en catégorie minime et chez les Benjamins », indique-t-il. Selon le président Oualy, le report permettra toutefois de parfaire la préparation et de maximiser les chances de médailles.
« Avec le report, nos athlètes seront mieux préparés pour 2026. Car, pour remporter une médaille olympique, il faut le préparer sur deux olympiades, soit 8 ans. Maintenant, nous allons essayer de caler notre préparation sur six ans. Avec le soutien de l’Etat, l’athlétisme sénégalais peut prétendre à quelques choses. Si on s’y prend très tôt, on ne doit pas rencontrer de problèmes. A défaut de décrocher des médailles, on aura une participation « honorable », soutient-il au micro de sudonline.
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