Après leur nul face à la Suisse, le sélectionneur et certains joueurs de la Norvège ont été questionnés sur les récents propos de Pape Thiaw sur les Drillos. Ces derniers estiment que le coach sénégalais a engagé une bataille psychologique.
Les déclarations de Pape Bouna Thiaw ont fait écho en Norvège. En conférence de presse lundi dernier, à la veille du match amical face à la Gambie, le sélectionneur des Lions du Sénégal avait qualifié la sélection scandinave comme étant actuellement « la meilleure équipe européenne ». « Le football norvégien n’est pas à présenter, surtout avec les joueurs qu’ils ont aujourd’hui sur la scène internationale, je pense que c’est une excellente équipe », avait déclaré l’ancien entraîneur de Niarry-Tally.
Ce dernier avait ajouté: « Pour moi, en ce moment, c’est la meilleure équipe européenne, qui montre vraiment de très bonnes choses, même s’ils ont perdu leur dernier match sans leurs deux stars (la Norvège s’est inclinée 1-2 face aux Pays-Bas vendredi 27 mars sans Erling Haaland ni Martin Ödegaard). » Rapidement, au sein de la sélection norvégienne, on a pris connaissance des propos du technicien sénégalais de 45 as. Alors, après le nul face à la Suisse (0-0), ce mardi, certains ont réagi.
La Norvège refuse de s’enflammer
« Nous devons assumer ces attentes, c’est la Coupe du monde. Mais il ne faut pas que cela nous mette des bâtons dans les roues. Il faut lâcher prise, et les choses se dérouleront comme possible », a d’abord souligné le sélectionneur des Drillos, Ståle Solbakken, au micro de TV 2, avant d’évoquer les propos de son homologue sénégalais. « Les manœuvres psychologiques ont déjà commencé ? C’est tôt… Il faut les lancer juste avant le match. C’est une bataille psychologique », estime Solbakken.
Pas seulement leur sélectionneur, certains joueurs des Drillos ont également refusé de donner de l’importance aux déclarations de Pape Thiaw. « Non, je ne dirais pas que nous sommes la meilleure équipe d’Europe en ce moment, il faut rester humble », tempère Andreas Schjelderup, milieu de terrain du Benfica, interrogé également par la télé norvégienne. « J’ai compris. Là, on va un peu trop loin », rétorque à son tour le défenseur de Bologne, Torbjørn Lysaker Heggem, rapporté par TV 2.
Pour autant, il est évident que la Norvège fera office d’épouvantail lors de la Coupe du Monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, même en tant qu’équipe qui revient dans compétition pour la première fois depuis 27 ans. C’est simple : les Drillos avaient fait forte impression durant les qualifications (8 victoires en 8 matchs, six points devant l’Italie, 37 buts marqués -meilleure attaque). Ils sont placés dans le groupe I, celui du Sénégal, de la France et de l’Irak, contre qui ils vont débuter.
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