À l’issue d’une finale passionnante mercredi à Wroclaw, Chelsea a inscrit son nom au palmarès de la Ligue Conférence au dépens du Real Betis (4-1). Menés d’entrée de jeu, les Blues ont tout renversé en seconde période grâce notamment à un but de Nicolas Jackson qui laisse ses compatriotes Youssouf Sabaly et Nobel Mendy bredouilles et devient le premier Sénégalais à gagner la C4.
« Je pense que Nico a une dette envers ses coéquipiers. Je suis sûr que demain (mercredi), il fera un très bon match pour nous ». À la veille de la finale, Enzo Maresca tançait un peu Nicolas Jackson, qui venait de vivre quelques semaines compliquées après une expulsion lors d’un match capital de Championnat contre Newcastle. L’attaquant sénégalais a entendu et parfaitement répondu à son entraîneur. Longtemps sevré de ballons dans cette finale contre le Real Betis, le joueur de 23 ans, tout à l’image de Chelsea, s’est réveillé en seconde période. L’ancien du Casa Sports a permis aux Blues de filer vers une large victoire (4-1) avec son troisième but de la saison en C4, le 13e toutes compétitions confondues. Et il devient le premier Sénégalais à gagner la compétition.
🏆 Nicolas Jackson (23 ans) devient le premier sénégalais à remporter la Ligue Conférence ! 🇸🇳🔥#Chelsea #UECL #wiwsport #Senegal pic.twitter.com/yld0eMJx2I
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Et l’élève dépassa le maître. Enzo Maresca, naguère joueur et adjoint de Manuel Pellegrini, s’est longtemps gratté la tête en voyant la piètre prestation de ses hommes. Avant la pause, il n’y a pas eu photo : déjà qualifié pour la Ligue Europa, le Betis Séville a été dominateur pendant de longues minutes, sous l’impulsion d’un Isco en mode vieux briscard pour mener une troupe de joueurs libérés. On attendait les Blues à un tout autre niveau, en raison de l’expérience du club. Ils ont d’abord été impuissants et crispés. L’ouverture du score signée Abde Ez, qui a fait mal sur son côté gauche, était alors d’une logique implacable (1-0, 8e). Pire, sans une intervention de Filip Jorgensen sur une frappe en première intention de Marc Bartra, le Betis Séville aurait fait le break.
Palmer se réveille
Malheureusement pour l’équipe de Pellegrini, il y avait un deuxième acte à jouer, moment choisi par Chelsea pour rentrer dans sa finale On a cru que les Espagnols allaient pouvoir faire le dos rond assez longtemps pour y croire définitivement et faire douter les Blues. Mais c’était sans compter le réveil de Cole Palmer. Jusqu’alors transparent, il est sorti de sa boîte pour assurer deux gestes décisifs. Un premier centre pour la tête d’Enzo Fernandez (1-1, 65e) puis un deuxième pour le but peu académique, car de la poitrine, de Nicolas Jackson (1-2, 70e). Il n’a fallu que cinq minutes aux Londoniens pour reprendre l’ascendant et enterrer les espoirs du Betis Séville, qui n’avait plus de jus pour riposter. À l’image d’Abde Ez, contraint de céder sa place.
Les derniers instants de la finale ont d’ailleurs viré au récital, aboutissant à un score assez injuste pour le club espagnol. Après une récupération haute, Kiernan Dewsbury-Hall a parfaitement décalé Jadon Sancho (1-3, 83e). Enfin, dans le temps additionnel, Moisés Caicedo a ajouté son nom à la feuille des scores avec une frappe à l’entrée de la surface (1-4, 90e+1). Le Betis Séville méritait tout sauf une telle sanction et loupe l’occasion rêvée de remporter une première finale européenne. Tout le contraire de Chelsea, habitué à ne pas trembler dans ces grandes soirées et qui fera son retour en Ligue des champions la saison prochaine. Au passage, le club londonien devient le premier club à gagner toutes les compétitions européennes (C1, C2, C3 et C4).
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