
Après avoir boycotté les deux séances de ce jeudi, les joueurs ont décidé de reprendre le chemin des entraînements « demain (vendredi), en espérant que le message est passé » auprès de la Fédération a annoncé à l’APS le capitaine des Lions, Malèye Ndoye.
Le président de la Fédération sénégalaise de basket-ball (FSB) Me Babacar Ndiaye « nous a finalement fait parvenir la police contractée pour couvrir tout le groupe mise à part Gorgui Dieng », a renseigné Ndoye, avant d’en appeler à « une gestion par anticipation » des affaires de l’équipe nationale.
« Il y a des situations évitables surtout que pour une fois, nous avons un groupe de joueurs engagés. Notre objectif est de mettre fin à 20 ans de disette, donc il faut que tous les violons s’accordent à temps », a insisté le capitaine des Lions du basket.
« Les joueurs sont tellement engagés que jusqu’à présent, personne ne parle de questions de primes et autres, mais quand même, il y a un minimum », a-t-il fait valoir.
Les Lions effectuent un stage en Espagne d’une dizaine de jours, pour préparer l’Afrobasket 2017, une compétition qui sera co-organisée entre le Sénégal et la Tunisie, à partir du 8 septembre prochain.
Selon Malèye Ndoye, la décision de bouder les entraînements a été prise par les joueurs ce jeudi malgré eux, après avoir demandé il y a plusieurs jours en vain que la preuve du paiement des assurances qui doivent couvrir leur présence dans la Tanière leur soit notifiée.
« Comme cela n’a pas été fait, on a décidé de ne pas prendre de risque et de ne pas nous entraîner », a expliqué le capitaine de la sélection sénégalais.
D’autres joueurs contactés par l’APS ont lié cette décision à leur volonté de « faire évoluer les choses », la gestion de l’équipe nationale n’étant jusque-là « pas des meilleures ».
« Nous n’avions pas d’autre choix que de boycotter les entraînements pour attirer l’attention des autorités après avoir subi beaucoup de frustrations », a dit un des responsables des joueurs, qui n’a pas voulu être cité, comme plusieurs de ses camarades du reste.
Les pensionnaires de la Tanière pointent par exemple « les difficiles conditions de voyage » pour rallier l’Espagne, de même que « le manque de visibilité » du programme de préparation des Lions.
© APS












