
Couru naguère par des athlètes de renom, le meeting perd de plus en plus de son attractivité au profit du meeting de Rabat (Maroc) mieux doté sur le plan financier et mieux soutenu par les autorités marocaines.
Pourtant labellisée par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) qui l’a rangé en 2009 dans le circuit du World Challenge, deuxième au niveau de l’importance, cette manifestation a déjà déclaré forfait en 2012.
Si officiellement l’annulation de cette édition était liée à l’occupation du site du stade Léopold Sédar Senghor par des victimes des inondations, la vérité est que les moyens financiers pour avoir les stars de la piste n’étaient pas réunis.
Meeting le plus couru en Afrique, en plus du manque de moyens financiers, il souffre de sa tenue au mois de juin en concurrence avec beaucoup d’autres réunions d’athlétisme.
Lamine Diack, le président de l’IAAF, est le premier à monter au créneau suggérant aux organisateurs de tenir le meeting au mois de mars.
‘’Je ne cesse de le dire aux organisateurs : le mois de mars est la meilleure période pour tenir le meeting d'athlétisme de Dakar, parce qu'en cette période, en Europe, ce sont les compétitions indoor (en salle). En organisant cette manifestation en mars, on peut avoir tous les grands noms de l'athlétisme mondial, y compris Usain Bolt", avait indiqué M. Diack. Il avait également révélé que les stars de la piste sont à la quête de soleil au mois de mars, quand c'est l'hiver en Europe.
"C'est une bonne période. Il faut tout juste un peu plus d'organisation", avait-il dit, invitant les autorités sportives et politiques à soutenir davantage cette manifestation.
A côté, on peut ajouter l’absence de grandes têtes d’affiche locales pour mieux vendre la manifestation chez les annonceurs et les médiats locaux.
Il est vrai que les grandes stars font la renommée des meetings. Mais il faut retenir que la période faste de la manifestation avait coïncidé avec les bonnes performances des athlètes sénégalais dont notamment Amy Mbacké Thiam (200 et 400m), Ndiss Kaba Badji (triple saut et longueur), Aïda Diop (100 et 200m) et Fatou Binetou Fall (200m et 400m).
La participation du relais 4X400m dames à la finale des championnats du monde de 2003 (Paris) avait permis au Sénégal de présenter un plateau de premier choix sur le 200m et le 400m dames. Cela avait également permis au public de vibrer avec ses athlètes.
Ces athlètes, qui occupaient les premières places sur le continent et défiaient la concurrence mondiale, donnaient l’occasion, à travers le meeting de Dakar, au public local de remplir le stade Léopold Sédar Senghor et de vibrer au succès des siens.
D’ailleurs, à cette période, la célèbre réunion Van Damme de Bruxelles, pouvait accepter de lier son nom à celui du meeting de Dakar qui arrivait à remplir un stade de plus de 60.000 places. Ce qui était inédit dans l’histoire de cette discipline.
Comme une hirondelle ne fait pas le printemps, actuellement, le seul Mamadou Kassé Hanne ne suffit pas à vendre ce meeting, en dépit de sa place de finaliste mondiale en 2013 à Moscou (Russie).
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