
« Il est heureux que le comité exécutif (de la confédération africaine d’athlétisme) se réunisse au Sénégal sur deux points clés : un plan stratégique 2013-2017 et un nouvelle politique marketing. Le comité exécutif lui-même va y reflechir et je vais les accompagner et voir exactement comment ils voient l’avenir et comment je peux contribuer. Je pense que les perspectives sont bonnes. L’Afrique a un potentiel énorme, mais inexploité », a dit Lamine Diack.
Sur le plan sportif, l’essentiel, selon lui, c’est que l’Afrique joue encore un grand role en 2015 à Beijing et surtout en 2016 à Rio. « Nous avons toujours dominé le demi-fond et le fond. Il faudra que l’Afrique reprenne sa suprématie sur ce plan là pour ensuite s’améliorer sur les disciplines techniques », indique le patron de l’athlétisme mondial depuis 1999.
Le signal fort lancé au sprint féminin par l’Ivoirienne Murielle Ahouré, médaillé d’argent (100 et 200 m) aux mondiaux de Moscou, et la Nigériane Bessing Okagbare, bronzée au 200 m, conforte Mr Diack à l’idée qu’il y a un travail à faire dans le sprint masculin africain. « Le Nigéria a toujours produit de grands sprinteurs, le Ghana en a produit et nous (Sénégal) devions en avoir, mais nous n’en avons plus. C’est un travail qu’il faut faire », indique-t-il.
Le président de l’athlétisme mondial pense que le fait d’organiser la coupe intercontinentale au Maroc est un signal fort allant dans le sens d’organiser des championnats du monde en Afrique. « Le Maroc a tous les moyens d’organisé successivement les championnats d’Afrique, qu’il avait déjà organisés en 1984, et la coupe intercontinentale. Je pense que ça ouvre des perspective d’avoir un candidature marocaine peut-être pour les championnats du monde ».
Devant quitter la présidence de l’IAAF en 2015, M. Diack a confirmé que le prochain conseil de l’IAAF aura lieu à Dakar en avril. « Ce dernier conseil de l’IAAF se tiendra à Beijing (Chine) lors des prochains championnats du monde », a-t-il rappelé.
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