
à s’investir dans la formation des jeunes à la natation.
Président, quel bilan tirez-vous de cette 2ème édition du projet «apprendre à nager pour sauver des vies» ?
La première chose, c’est qu’on a pu étendre après le premier projet financé par la Princesse de Monaco. Le travail effectué a été vraiment bon. Ce qui a fait qu’on est allé à Saint-Louis. Ça, pour nous, c’est vraiment important. L’autre chose qu’on peut dire, c’est que ce projet-là a trois volets : l’apprentissage pour prévenir les noyades, donner des notions de prévention aux noyades et aider certains de nos nageurs. C’est-à-dire l’élite. Sur ce plan là, c’est bien. Parce qu’aujourd’hui, on a pu avoir un nageur qui a eu une bourse des JO. Il a gagné sa série. Il s’agit d’Abdou Khadre Mbaye Niane et il a reçu une bourse du projet. Mais au-delà de tout ça, il y a pour nous une façon de réinsérer nos anciens nageurs. Tous ces moniteurs qui ont pris part à ce projet sont des nageurs.
Est-ce alors à dire que ce projet a généré des emplois pour les anciens nageurs ?
Aujourd’hui, à travers la natation, non seulement ils arrivent à avoir des emplois de maîtres-nageurs dans la ville de Dakar qui recrute beaucoup de nos anciens nageurs, qui ont reçu la formation de surveillance de baignade, mais aussi ce genre de projets leur permet d’avoir des moyens. C’est pourquoi nous pensons que ce projet-là est important et voulu bien. Nous avons eu 1500 enfants lors de la 1ère édition et 1000 pour la 2ème. Je pense que c’est un vivier pour le développement de la natation.
Maintenant, il faut que la Fédération puisse surfer sur ça pour pouvoir tirer quelques nageurs. Peut-on s’attendre à une 3ème édition ?
Probablement. Le bilan sera fait par le bailleur. Et si ça se passe comme on le pense, ça devrait être possible. Mais, l’objectif n’est pas de continuer comme ça. L’objectif, c’est qu’en tout cas nos autorités puissent prendre cela en charge. C’est du ressort de la souveraineté de nos États de penser à la sauvegarde des enfants. Aujourd’hui, on parle de prévention routière parce qu’il y a des accidents mais les noyades sont là aussi. Donc, il faudrait qu’il y ait une politique par rapport à cela. Et cette politique-là commence par une surveillance des baignades au niveau des plages mais aussi par l’apprentissage de la natation ; plus d’infrastructures construites par les municipalités, plus d’accès aux structures qui existent, amener la natation à l’école. Voilà ce que l’on peut faire pour développer la discipline.
Vous avez suggéré la reprise du projet de la mairie de Dakar. Pouvez-vous revenir sur l’importance de ce projet?
Oui, nous avons eu ce projet il y a de cela 5 ans. Toutes les écoles primaires qui étaient autour de la piscine (Point E, Hann, Grand Dakar…) ont, pendant toute une année, eu accès à la piscine et bénéficié des cours de natation par les moniteurs de la Fédération. Je pense que ce projet-là est vraiment important. Il faut qu’il soit repris par la mairie de Dakar ou les différentes mairies de Dakar. Je pense que c’est comme ça qu’on va pouvoir amener la natation à l’école. Pour nous, c’est fondamental.
Quel est le plan programme en direction de la nouvelle saison ?
Nous allons démarrer en mars, en pensant toujours à essayer d’amener la natation dans les régions où elle n’existe pas mais aussi continuer à faire parler de la nation pour qu’elle fasse partie des sports qui attirent les jeunes, continuer à organiser nos compétitions dans toutes les catégories, continuer à travailler sur notre Traversée Dakar-Gorée qui est la manifestation phare de notre Fédération et préparer les compétitions internationales. Telles que les Jeux islamiques qui auront lieu normalement au mois de mai, les Championnats d’Afrique des jeunes au Caire au mois de mars et les Championnats des jeunes de la Zone 2 au Nigeria mais la date n’a pas encore été fixée. Voilà un peu nos objectifs pour cette nouvelle saison.
© Stades









