
Un échec qui est aussi celui du ministre Mbagnick Ndiaye que le Collectif des clubs reproche de faire «un forcing inexplicable» pour monter à la va vite une Fédération. Avec les risques de voir la division s’installer à nouveau sur le tatami.
Mais il n’y a pas qu’au judo où le mot «division» existe. Concernant l’Arène nationale de lutte, il y a aussi problème, avec deux camps qui s’opposent sur le choix du site. Et pour couper l’herbe sous les pieds de ceux qui sont contre la construction de l’arène à Pikine, le ministre des Sports a rencontré mardi dernier, le «Front citoyen pour la défense de l’Arène nationale», qui est favorable au site du Technopole.
Très euphorique à l’issue de l’audience, Mbagnick Ndiaye, qui pensait avoir trouvé un consensus, a déclaré tout de go : «La messe est dite à 90%.» Mais c’était sans compter avec la détermination du Mouvement «Pikine par les Pikinois» qui n’a pas tardé à apporter la réplique en rappelant au ministre : «Nous sommes et seront toujours contre le projet de construction de l’arène au Technopole. Le ministre n’a qu’à prendre son arène et l’amener à Diamniadio.»
Enfin, et toujours au sujet des dossiers brûlants que Mbagnick Ndiaye doit gérer, il y a les travaux de réhabilitation du stade Léopold Sédar Senghor. Là aussi, c’est toujours l’incertitude quant à la date de la fin des travaux qui ont accusé un gros retard. Devant débuter en 2013, c’est seulement en ce début d’année 2014 que «Senghor» a commencé sa toilette. La faute au mauvais coaching des services chargés des appels d’offres au ministère des Sports, qui d’ailleurs ont été épinglés par l’Armp. Aujourd’hui, au rythme où vont les choses, avec toujours une toiture dégarnie, personne ne peut dire si le stade sera opérationnel en septembre, début des éliminatoires de la Can 2015.
Avec toutes ces incertitudes et cafouillages notés, on ne peut pas dire que le ministre Mbagnick Ndiaye marche sur du velours. Mais plutôt sur des… œufs. Pourvu qu’il n’y ait pas de casse…
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