
Le tournoi était, en effet, prévu au stadium Iba Mar Diop et à Amadou Barry. Finalement, seul le «bijou» de la banlieue a accueilli les compétitions du fait qu’Iba Mar Diop était impraticable en hivernage. Mais ce fut un véritable parcours du combattant. En effet, après la première journée, le stadium commençait à suinter suite aux précipitations qui s’étaient abattues sur Dakar. Cela, alors même que le stadium a été réfectionné par la mairie de Guédiawaye, tout récemment. Cependant, une pièce manque au puzzle. Le stadium n’est pas encore doté d’un tableau magnétique et d’un tapis. Les organisateurs ont eu beaucoup de soucis quant à une bonne organisation des rencontres. Pour connaître le score au cours d’une rencontre, il fallait s’approcher des techniciens pour s’informer à travers une petite lucarne posée sur la table officielle.
Exigence d’une salle polyvalente
La Confédération africaine de Handball n’a pas manqué de relever les couacs au niveau de l’organisation. Les vestiaires du stadium étaient par exemple trop exigus pour contenir une équipe composée de plus de 14 personnes. Aussi, à la mi-temps des matches, beaucoup d’équipes étaient obligées de rester sur le terrain pour rectifier les fautes ou penser à une nouvelle stratégie. «Le Sénégal ne doit pas attendre que des organisations continentales nous empêchent d’organiser des compétitions africaines. Cela est extrêmement grave, il n’y a pas de raison que des disciplines comme le basket, le karaté ou le handball, où le Sénégal joue de grands rôles, n’arrivent pas à avoir une salle à la dimension de celles qui existent à Yaoundé ou Bamako, qui ont de belles salles», s’offusque le président de la Fédération de handball, Seydou Diouf.
Le président de la Zone 2 insiste également sur la construction d’une salle polyvalente capable d’abriter toutes les disciplines de salle. «Le gouvernement doit nous aider à régler définitivement le problème des infrastructures. Nous devons au moins avoir une salle multifonctionnelle. Il ne s’agit pas de dire qu’on fait une salle pour telle ou telle discipline. Il s’agit de construire une salle qui peut tenir toutes les disciplines dites de salle. C’est bien de mettre autant d’argent dans les Palais de sports régionaux, c’est quelque chose que j’apprécie, mais à côté on doit construire une salle polyvalente de niveau international», lâche Seydou Diouf qui rappelle que le ministre des Sports porte un projet d’érection de 14 palais de sports régionaux. Les sports, quelle que soit leur importance, doivent être traités d’égale dignité. Et à ce niveau, le handball est en train de faire son chemin. «Ces équipes de jeunes ont permis au Sénégal de se qualifier pour le ‘Challenge’ continental, prévu l’année prochaine et nous allons continuer le travail. Parce que nous sommes dans une perspective de développement de la discipline. Et plus on évolue, plus les résultats vont suivre», souligne M. Diouf. Dans cette même envie d’aller de l’avant, le Directeur technique national Mamadou Youga Dieng, par ailleurs président de la ligue de handball de Dakar, soutient que «le développement du handball passe inévitablement par la petite catégorie. Il urge de considérer cette partie importante de la discipline».
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