
Suite à la sortie du Collectif des clubs de judo (voir notre édition du vendredi 28 mars 2014) qui a dénoncé l’illégalité de l’Ag extraordinaire organisée par le Comité de normalisation du judo (Cnj), le ministre des Sports, par le canal de son conseiller en communication, a tenu, via un communiqué, à «replacer les choses dans leur contexte actuel, restaurer l’autorité et rétablir la vérité, sans verser dans une quelconque polémique».
Revenant sur les accusations du collectif, le ministère des Sports de préciser : «Force est de reconnaître que cette assise s’est déroulée dans les meilleures conditions. Ce collectif, au nombre 11 clubs, a été battu à plate couture lors du vote de l’adoption des textes sur les 41 présents, au cours de l’Ag extraordinaire du samedi 22 mars 2014 au Dojo Me Amara Dabo», peut-on lire dans le communiqué. Qui durcit le ton : «Ces derniers, qui ne veulent pas quitter la scène et rentrer dans les rangs, s’entêtent à vouloir défier l’autorité. Le ministère des Sports et de la Vie Associative ne cédera pas à la pression ni à au chantage. Force restera à la loi pour le bon fonctionnement des instances fédérales», avertit Mbagnick Ndiaye.
En fait, la tutelle fait allusion à la volonté du Collectif des clubs de bloquer l’Assemblée générale élective, dont la date n’est pas encore fixée, et de mettre en place une Fédération-bis. «Le Collectif des clubs rallume les braises en menaçant de mettre sur pied une Fédération-bis en cas d’échec à la prochaine Assemblée générale ordinaire qui sera tenue dans les plus brefs délais. Une manière de bloquer le bon fonctionnement de cette discipline et de remettre en cause les efforts immenses déployés par le Comité de normalisation depuis son installation», souligne la source. Qui ajoute : «La mission du ministère des Sports et de la Vie Associative est de veiller et d’instaurer en toute légalité, en toute légitimité, en toute loyauté et en toute responsabilité, la défense des intérêts du mouvement sportif, en faisant preuve de neutralité et d’éthique morale. Le ministère des Sports et de la Vie Associative ne cédera pas à la pression ni à au chantage. Force restera à la loi pour le bon fonctionnement des instances fédérales.»
Des propos musclés venant de la tutelle et qui n’augurent rien de bon pour la suite. Confirmant ainsi les ingrédients d’un bras de fer qui ne fera que remettre sur le tatami, une nouvelle crise du judo.
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