
Les championnats nationaux de kumités de karaté ont révélé des aspects positifs pour les techniciens. En particulier le nivèlement par le haut constaté avec le sacre du Ndiambour de Louga par équipes chez les hommes. Ils ont également été l’occasion pour la Direction technique nationale (Dtn) de se faire une idée nette sur les préparatifs des championnats continentaux prévus à Dakar en août prochain. Pour Alioune Badara Diack, directeur technique national, c’est la première phase de la préparation qui se termine avec la tenue de ces joutes nationales. « Il y a eu d’abord des compétitions dans les départements, ligues régionales, et ensuite les inter-ligues. Un ensemble de compétitions qui ont permis d’avoir un volume de travail dans les jambes », a-t-il avancé.
Un maillage du territoire qui a permis aux techniciens de ratisser large dans la mesure où, selon lui, toutes les localités du pays ont été mises à contribution pour donner la chance à un maximum de combattants à pouvoir prétendre à la sélection nationale.
« Nous avons vu que les champions sortants ont été performants mais ont été, pour la plupart, battus en finales par de nouveaux venus. Aussi, la nouvelle donne dans le karaté national matérialisée par le succès du Ndiambour en équipes réjouit le Dtn pour qui il y a une « homogénéité sur le territoire, parce que l’équipe championne vient de l’intérieur du pays ; ce qui est très rare ».
Maintenant la deuxième phase en direction des Championnats d’Afrique devra démarrer incessamment avec un nouveau programme. C’est désormais l’entraîneur national qui devra prendre le relais en faisant d’abord une présélection de combattants pour un premier regroupement. « Il va prendre les 16 meilleurs de chaque catégorie pour un stage. Après évaluation, il prendra les huit meilleurs, ensuite les quatre meilleurs et enfin, les deux meilleurs. Ce qui fait que durant les quatre mois nous séparant de la compétition, nous allons dans la deuxième phase de la préparation et accélérer le rythme, pour qu’avant le ramadan, nous puissions avoir notre équipe », a espéré M Diack.
Il a révélé qu’en plus des combattants nationaux, ses services misent également sur les expatriés en Europe et aux Etats-Unis qui participent à des opens et des tournois dans leurs pays de résidence. « Ils vont tous nous donner leurs résultats et leurs grilles de performances. Ce qui devra permettre à l’entraîneur de choisir ceux qui vont tirer en individuels et ceux en équipes ». Mais avant cela, il y a à l’horizon les championnats de katas qui sont prévus dans le courant du mois d’Avril.
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