
Après deux matchs amicaux disputés remportés mardi et mercredi, les « Lionnes » du handball ont consacré leur journée d’hier à l’entrainement, avant de faire la dernière sortie de leur préparation en France, ce vendredi. Après Saint-Maur la veille, c’est dans la ville de Fleury où elles se sont entrainées hier qu’elles se produiront aujourd’hui. Comme c’est devenu un rituel, la séance d’hier a démarré l’hymne national du Sénégal que le groupe a entonné en chœur au milieu du terrain avec le staff.
Au cours de cette séance qui a duré un peu plus de 1h30, il était encore question de travail tactique, avec différentes combinaisons mettant à contribution tout le groupe. Une opposition en attaque et en défense à laquelle se sont prêtées les joueuses ; mais entrecoupée de pauses. Des intermèdes mis à profit par le technicien Frédéric Bougeant pour donner des instructions. Un coach d’ailleurs très loquace qui n’a manqué pas l’occasion pour réajuster, réclamer un changement de rythme ou rappeler les consignes données. Toujours dans l’objectif de faire évoluer le groupe dans les conditions de la compétition. « Aujourd’hui, le but était de mettre en place le jeu en attaque sur les défenses étagées », a-t-il dit. Ajoutant que « beaucoup d’équipes en Afrique utilisent des dispositifs en cinq avec beaucoup de profondeur ».
Et comme en France et plus globalement en Europe c’est quelque chose auquel on n’est pas habituée « puisqu’on est beaucoup plus sur des dispositifs alignés et que la totalité des joueuses évoluent dans les championnats en France, ça nécessite pas mal d’ajustements, de réglages parce qu’elles n’ont pas l’habitude de fonctionner sur ces aspects tactiques ». C’est dans ce sens qu’il annonce avoir mis comme axe de travail durant cette semaine, l’attaque de défenses étagées.
Pour mettre en application ce système expérimental, le sélectionneur dit avoir demandé aux adversaires des « Lionnes » d’utiliser ce dispositif pour avoir des équipes qui les mettent un peu près de la réalité africaine. Ce, pour plus d’efficacité vu la (courte) durée du stage qui nécessite des choix de travail précis.
Ainsi toute la semaine, le groupe est resté sur le même thème de travail. « Avec cinq jours, il faut privilégier un ou deux thèmes de travail et ne pas demander aux filles de travailler sur plusieurs thèmes parce que c’est le meilleur moyen de tout faire et de ne rien faire. On a des objectifs très clairs par semaine », estime-t-il.
En novembre, possibilité de rester en France
Le sélectionneur national a rappelé que lors du stage de Thiès, il a eu à aborder avec les joueuses, le jeu en supériorité numérique. Ainsi pour clôturer la phase préparatoire en novembre, la priorité sera à la défense : « on réglera les aspects défensifs comme le changement de statut dans les grands espaces ». Aussi ajoute-t-il, l’équipe fera un rappel sur le 0-6 ou 1-5 ; « on aura alors une dizaine de jours pour faire une revue de tout ce qu’on a fait depuis six mois ». Pour cette dernière session avant le Championnat d’Afrique (Angola, du 28 novembre au 7 décembre 2016), le programme initial pourrait connaitre quelques modifications.
Car Frédéric Bougeant renseigne que l’équipe pourrait finalement rester en France avant de rallier ensuite l’Angola, lieu de la compétition. Une éventualité qu’il explique par des démarches compliquées à faire et il ne veut en aucun cas, bouleverser le groupe. « Parce que les problèmes logistiques sont trop compliqués ; aussi, faire Paris-Dakar puis Dakar-Luanda va être très cher en billets d’avions ». Du coup, il est en train de voir s’il n’y a pas une possibilité de faire 10 à 12 jours de préparation en France avant de partir pour l’Angola. Avec cette option, les « Lionnes » devraient faire l’impasse sur le deuxième et dernier stage de Thiès qui était choisi pour servir également de cadre à la cérémonie de réception du drapeau national à la délégation. Un rituel qui devrait donc se passer dans la capitale française.
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