
Les arts martiaux véhiculent la paix. Mais il y a encore des personnes qui pensent le contraire en se référant au sens étymologique du terme consacré par la Chine et disant que «le karaté est l’art de la guerre».
Face à la presse, Khaly Djibril Mbengue, vice-président l’Association des anciens du Samouraï karaté club (Ansam), a défendu cette idée en perspective de la 24e édition de la Nuit des arts martiaux, prévue le 27 décembre à Marius Ndiaye à partir de 20 heures. «Les arts martiaux, facteur de paix» sera le thème de cette manifestation, selon le responsable de l’Ansam. «Contrairement à ce qu’on pense, les arts martiaux visent la paix intérieure. Il n’y a aucune action offensive au karaté qui est un sport pour se protéger. Les arts martiaux rejettent toute forme de violence», tient à rassurer le vice-président de l’Ansam. Qui pense que ce Gala doit servir de prétexte pour faire l’union de tous les sports de combat.
«Ce n’est pas une soirée de combat, mais une soirée de spectacle féerique», admet le responsable de l’association qui estime que le fait que cette manifestation se déroule sur les nouveaux tapis de la Fédération de Karaté participe à renforcer la beauté du spectacle.
Lançant à nouveau l’idée de regrouper tous les sports de combat en une seule fédération, les membres du Comité d’organisation se félicitent du fait de pouvoir présenter lors de ce spectacle, 12 différents tableaux et un tableau de synthèse où toutes les disciplines se retrouvent pour une séance de démonstration. «Il n’y a qu’au Sénégal qu’on retrouve ce tableau de synthèse», se réjouit Khaly Djibril Mbengue.
Avec un budget de 4 millions Cfa réunis sur la base de contributions de bonnes volontés, la manifestation aura comme innovation, l’introduction d’une discipline qui est la plus pratiquée en Chine et qui ne l’est pas encore au Sénégal. Il s’agit du Taï Sha qui est un sport de méditation. La manifestation sera une façon de rendre un vibrant hommage au fondateur du Samouraï Club, décédé en 1994 et ancien Dtn du Karaté, Me Jacques Sow.
L’un des enseignements que leur a laissé la défunte personne est d’être au service sans rien attendre en retour. De son vivant, souligne le vice-président de l’Ansam, l’ancien Dtn du karaté dispensait gracieusement des cours à beaucoup de pratiquants alors qu’il se trouvait dans des difficultés de payer la location du Dojo.
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