
"Des assises, on en n'a vraiment pas besoin, (puisqu'il) y a déjà eu des journées de réflexion qui ont abouti à la mise en place d'un plan stratégique", a rappelé le président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme (FSA), précisant que sa structure attend jusque-là de voir ce plan financé.
Sinon, il sera selon lui difficile de remettre sur les rails l'athlétisme national, le potentiel dont il peut se prévaloir nécessitant une prise en charge adéquate, a indiqué le président de la FSA.
"De la détection à la prise en charge technique des athlètes, tout est devenu problématique", a estimé Momar Mbaye, se disant également "très déçu" par la prestation des athlètes lors des championnats d'Afrique.
A deux jours de la fin de ces joutes continentales, le Sénégal a perdu ses trois titres continentaux (au saut à la longueur masculin, au lancer du marteau dames et au 100m haies). Le pays n'a en retour remporté qu'une médaille d'argent avec Amy Sène au lancer du marteau.
Déplorant la mort de l'UASSU (sport scolaire et universitaire) qui permettait de faire de la détection, le président de la FSA dit par ailleurs regretter le fait que les clubs omnisports, de plus en plus, oublient de prendre en charge la première discipline olympique.
"C'est pourquoi, nous appelons de tout notre vœu le financement de ce plan stratégique pour mettre dans les conditions de performance les techniciens et les athlètes", a-t-il dit, rappelant que ce plan doit couvrir la période 2013-2020.
"C'est un plan chiffré, calibré avec des objectifs précis", a dit Momar Ndiaye, selon qui c'est ce genre de plan mis en place au début des années 90 qui a permis l'éclosion de la génération des Amy Mbacké Thiam, Aïda Diop, Tacko Diouf et autres Aminata Diouf.
© APS









